Journée mondiale de lutte contre la douleur au CHITS : la RESC au cœur des approches complémentaires
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la douleur, le Centre Hospitalier Intercommunal Toulon–La Seyne (CHITS), qui regroupe les hôpitaux de Saint-Musse, George Sand et Georges Clémenceau, a organisé, lundi 28 septembre, une journée entièrement dédiée aux thérapies et méthodes complémentaires.
Une initiative portée par le Comité de Lutte contre la Douleur (CLUD) de l’établissement, avec une volonté forte : faire découvrir aux patients, mais aussi aux professionnels qui les accompagnent au quotidien, différentes approches susceptibles de contribuer à leur bien-être et à leur prise en charge.
Une journée placée sous le signe de la découverte et du bien-être
Tout au long de la journée, des stands installés dans le hall de l’hôpital ont permis aux professionnels et aux visiteurs de découvrir différentes pratiques : hypnose, sophrologie, massage bien-être, réflexologie, shiatsu, reiki, sonothérapie, compléments alimentaires et, bien sûr, la Résonance Sous-Cutanée (RESC). Depuis 2015, l’hôpital a financé la formation RESC à 200 professionnels de santé environ.
Des espaces dédiés avaient également été aménagés dans plusieurs services afin de proposer directement des séances aux patients, aux professionnels de santé ainsi qu’au personnel administratif.
Une belle manière de faire entrer les approches complémentaires au cœur de l’hôpital et de permettre à chacun d’en expérimenter les effets dans un cadre professionnel et sécurisé.

La RESC : une présence particulièrement sollicitée
Parmi les différentes approches proposées, la Résonance Sous-Cutanée a rencontré un véritable engouement. Pas moins de 11 praticiens RESC se sont mobilisés pour assurer les séances tout au long de la journée.
De la gériatrie à la pédiatrie, en passant par la maternité ou encore les services administratifs, les praticiens ont été sollicités sans relâche. Les demandes se sont rapidement enchaînées, témoignant de l’intérêt porté à cette approche par les patients comme par les professionnels.
En maternité, une salle dédiée au bien-être, nommée « Bulle Zen », permet d’ailleurs de proposer régulièrement des séances de RESC, mais également de massages pour les futures ou jeunes mamans.
C’est dans ce contexte particulièrement dynamique que nous avons pu aller à la rencontre des praticiens de l’établissement, entre deux séances.

Une initiative portée par des soignants engagés
À l’origine de cette journée, le Comité de lutte contre la douleur (CLUD) du CHITS, présidé par le Dr Stéphanie Fassié, avec l’implication de plusieurs soignants référents douleur, parmi lesquels Sophie Duroure et Sophie Veyssade, exerçant en algologie.
À cette occasion, Patrick Fouchier, fondateur de la RESC, Manuela Fouchier, directrice de l’École de la RESC, et Fanny Navarro, formatrice et assistante de formation, ont été invités à partager cette journée aux côtés des équipes du CHITS.
Avec son enthousiasme et son sourire, Nadia Baudet, ergothérapeute, a orchestré les différents temps de rencontre avec les praticiens dans les différents services.
Très sollicités par les demandes de séances, ces derniers ont partagé avec enthousiasme leur expérience et leur plaisir de faire découvrir la méthode. Les sourires étaient nombreux, à l’image de cette belle dynamique collective et de la volonté d’offrir à chacun un temps d’écoute, d’apaisement et de détente.

Quand quelques minutes peuvent changer la suite de l’accompagnement
Au fil des échanges, les praticiens nous ont livré des témoignages qui illustrent concrètement la place que la RESC peut prendre dans leur quotidien professionnel.
« Mes collègues m’appellent pour faire une séance au patient et c’est ensuite gagné pour la suite de l’accompagnement. »
Derrière cette phrase se dessine une réalité vécue sur le terrain : quelques minutes consacrées à apaiser un patient peuvent faciliter la poursuite de sa prise en charge. En diminuant la tension et en favorisant un état d’apaisement, la séance peut permettre au soignant de retrouver un patient davantage disponible pour les soins qui suivent.
Un autre praticien résume simplement son expérience : « Tout le monde est content, le patient en premier ! »
Une phrase qui traduit finalement l’essentiel : au-delà de la technique, la RESC s’inscrit dans une démarche d’écoute et d’accompagnement, avec l’objectif d’apaiser les douleurs et les émotions du patient.
Les échanges ont également été l’occasion de partager des situations particulièrement marquantes. Une praticienne nous a notamment raconté une situation au cours de laquelle une séance de RESC avait permis de “libérer” suffisamment un patient, dans un contexte de syndrome sub-occlusif, pour lui permettre de reprendre une alimentation normale et ainsi éviter une alimentation entérale.
Au-delà de cette situation singulière, ce sont surtout les nombreuses expériences quotidiennes des praticiens qui illustrent leur intérêt pour cette approche complémentaire. « Les gens sont en demande, ils ont confiance. Détendre le patient permet peut-être au traitement conventionnel d’être mieux accepté. »
Cette complémentarité entre les approches résonne particulièrement dans le contexte hospitalier : il ne s’agit en aucun cas de remplacer les soins conventionnels, mais de proposer, lorsque cela est pertinent, un accompagnement complémentaire permettant de prendre en compte le patient dans sa globalité.

Une dynamique collective qui se poursuit au-delà des journées événementielles
L’engagement des praticiens RESC du CHITS ne s’arrête pas à cette journée.
Il y a environ un an, les praticiens RESC de l’établissement ont pris l’initiative de créer un groupe d’échange sur WhatsApp. Un an plus tard, le groupe compte désormais 48 membres et reste particulièrement actif.
Cet espace permet de diffuser des informations, poser des questions, demander des conseils, partager des situations rencontrées sur le terrain et échanger autour des pratiques.
Une dynamique collective qui contribue à faire vivre la RESC au sein de l’établissement et à renforcer les liens entre les professionnels formés.
Une belle illustration, sur le terrain, de ce que peut être une méthode complémentaire : un temps pour apaiser, une écoute différente et un soutien qui vient s’inscrire aux côtés des soins conventionnels.
