La RESC à l’hôpital de Manosque : de la sensibilisation à la reconnaissance
Au Centre Hospitalier de Manosque, la RESC a trouvé sa place dans l’offre de soins grâce à l’initiative d’un professionnel engagé… et un travail patient de sensibilisation interne. C’est avec conviction et détermination que Grégory Pigeon, infirmier anesthésiste et praticien RESC depuis 2022 a progressivement implanté la Résonance Sous-Cutanée dans son établissement.
Pour faire connaître la méthode, il a réalisé un travail d’information en CLUD, auprès des cadres et des médecins, ce qui a favorisé l’adhésion des professionnels de santé comme des équipes administratives, avec une direction très impliquée et motivée pour développer la RESC à l’hôpital. D’autres approches complémentaires comme l’hypnose existaient déjà au bloc opératoire et en soins palliatifs.

Un dispositif organisé en consultation externe
Grégory a obtenu un temps dédié de 20%, un bureau équipé et dédié à la pratique de la RESC. Depuis deux ans et demi, il consacre donc 2 à 3 après-midis par mois aux consultations de RESC. Les patients viennent, se font enregistrer en consultation externe, puis sont reçus en séance. Ils sont adressés par un médecin algologue rhumatologue de l’hôpital, en cas de douleurs chroniques, pour lesquels les traitements sont insuffisants et qui sont demandeurs d’autres thérapeutiques. Des IDE relaient aussi l’existence de la RESC.
Au départ, Gregory intervenait également en soins intensifs et en soins palliatifs ; aujourd’hui, il n’y va plus car il y a désormais deux personnes formées en RESC dans ces services. La formation à la méthode a été proposée dans l’établissement et une dizaine de personnes (puéricultrice, médecin, etc.) ont été formées, tous niveaux confondus.

L’organisation des suivis
Après une matinée travaillée au bloc, Grégory accueille ses patients en consultation l’après-midi, pas plus de 5 patients afin de maintenir une qualité d’écoute et de présence. Chaque séance dure environ 45 minutes. Les patients ont entre 23 et 80 ans et des profils variés (spondylarthrite, fibromyalgie, douleurs neuropathiques).
Grégory commence par une explication de la RESC au patient, puis il propose un suivi de 3 séances. Ensuite, le patient continue ou arrête selon ses besoins. Dans les faits, les patients poursuivent très souvent au-delà (80%) et certains sont suivis depuis 2 ans.
Ce que disent les patients…
Grégory décrit sa pratique comme un espace ressource et peut entendre de ses patients que la RESC « apporte une pause dans la maladie », « une bouffée d’oxygène », « on retrouve un entrain ». Les patients parlent, ça leur fait du bien, c’est leur moment à eux : la relation d’aide et l’écoute ont toute leur place. « Ils sortent de là, ils sont relax ». Parmi ses patients, un médecin opérée du genou et marchant avec des cannes, lui a dit au cours du suivi : « vous m’avez changé la vie », « j’avais hâte de vous voir ». Des retours positifs et une reconnaissance institutionnelle motivant Grégory à poursuivre son chemin.