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La RESC en EHPAD : témoignage d’une psychologue clinicienne

la resc en ephad

Dans les établissements accueillant des personnes âgées dépendantes, les approches non médicamenteuses prennent une place de plus en plus importante. Elles permettent d’accompagner les résidents dans leur quotidien, en tenant compte de leurs besoins physiques, émotionnels et relationnels.

Dans ce témoignage, une psychologue clinicienne Alexandra VUILLEMIN partage son expérience de terrain et la manière dont la RESC s’intègre dans l’accompagnement proposé au sein d’un EHPAD.

“Je suis psychologue clinicienne. J’ai une activité libérale et une activité salariée en EHPAD.
L’EHPAD où j’interviens se situe dans le Var et peut accueillir une centaine de résidents.
Depuis de nombreuses années, nous avons mis en place des Interventions Non
Médicamenteuses
(INM) et des Thérapies Non Médicamenteuses (TNM)
. En effet, plus de
90% des résidents accueillis présentent des troubles neurocognitifs à des stades différents.
Ces pathologies s’accompagnent de troubles psycho-comportementaux (agitation,
agressivité, apathie, anxiété notamment vespérale, troubles du sommeil, etc.). Les
Interventions et les Thérapies Non Médicamenteuses sont toujours personnalisées et
proposées au résident après réflexion et selon plusieurs critères : histoire de vie du résident
et ses appétences, troubles présentés, objectifs et actions identifiés pour améliorer le
quotidien du résident.

Parmi les INM et TNM proposées :

  • L’Espace de Vie Protégé : pour les résidents présentant une maladie neuro-
    évolutive avec des troubles psycho-comportementaux et un risque de sortie à
    l’insu,
  • Le Pôle d’Activité et de Soins Adaptés : à visée de maintien des capacités
    cognitives, fonctionnelles et du lien social pour les résidents ayant des troubles
    cognitifs modérés,
  • Le dispositif ATHENA (Accompagnement Thérapeutique Nocturne Adapté) : pour
    prévenir et accompagner les troubles du comportement présents la nuit afin que
    chacun puisse passer une bonne nuit,
  • Les Activités flashs : pour canaliser les troubles aigus et soudain, en fonction de
    l’histoire de vie du résident,
  • La Musicothérapie : outil de réminiscence et de maintien des capacités motrices à
    travers le rythme
  • L’Activité Physique Adaptée (APA) : à visée de maintien des capacités
    fonctionnelles.

La RESC s’inscrit pleinement dans cette démarche d’INM. Je l’utilise principalement pour
apporter un apaisement physique et moral aux résidents (travail sur la douleur physique et
accompagnement de l’anxiété, de la dépression et des troubles du sommeil), en complément
de mon accompagnement de soutien psychologique. Elle est bien accueillie par les résidents
à qui je la propose ponctuellement ou de manière régulière.

resc ephad

Avec l’appui de ma direction, je propose également des temps RESC à mes collègues de
travail dans le cadre de la Qualité de Vie Travail. Ces temps sont ponctuels (environ 2 demi-
journées tous les 2 mois) mais certains de mes collègues se les sont appropriés.

La RESC a pleinement sa place en EHPAD en tant qu’accompagnement « Psy – Corps –
Thérapie »
, expression de Patrick FOUCHIER, à laquelle j’adhère pleinement.

Une approche complémentaire au service du mieux-être

Ce témoignage montre comment des approches corps-esprit peuvent s’intégrer concrètement dans l’accompagnement des personnes âgées. En complément d’autres interventions non médicamenteuses, la RESC contribue à soutenir le mieux-être physique et émotionnel des résidents, tout en offrant également aux équipes soignantes des espaces de respiration et de soutien dans leur pratique quotidienne.

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