Rencontre avec Mme Hasena Fazlly : Infirmière et Référente RESC à l’Hôpital des Charpennes

Aujourd’hui, l’Institut du Vieillissement met à l’honneur Madame Hasena Fazlly, Infirmière Diplômée d’État (IDE) au service de court séjour 3C de l’hôpital des Charpennes. Elle nous partage son parcours, riche et inspirant, ainsi que sa passion pour la pratique de la Résonance Énergétique par Stimulation Cutanée (RESC), une approche innovante et complémentaire à la médecine traditionnelle.

“J’ai toujours eu une appétence pour le soin,” nous confie Madame Fazlly, “ce qui m’a d’abord orientée vers la médecine.”
Pouvez-vous vous présenter et présenter votre parcours ?
Ayant toujours eu une appétence pour le soin, je me suis d’abord orientée vers la médecine et j’ai obtenu mon diplôme dans les années quatre-vingt-dix en Afghanistan. J’ai ensuite, de 1992 à 1993, occupé un poste de pédiatre à Kaboul. Je suis arrivée en France en 1993. Parallèlement à l’apprentissage de la langue, j’ai exercé le métier d’assistante de vie. Puis, de 1999 jusqu’en 2007, j’ai occupé un poste d’aide-soignante à l’hôpital des Charpennes, au service SSR et long séjour.
En 2007, après une remise à niveau, j’ai pu entrer directement en 3e année d’études d’infirmière. Cinq mois plus tard, j’ai été diplômée de cette même formation. J’ai continué à exercer à l’hôpital des Charpennes, mais cette fois au service de court-séjour 3C en tant qu’infirmière diplômée d’État. Ne souhaitant pas m’arrêter là, j’ai suivi, à partir de 2015, la formation RESC (Résonance Énergétique par Stimulation Cutanée).
La RESC est une prise en charge complémentaire non invasive, non médicamenteuse, basée sur le toucher par contact digital et sur certains principes de la médecine chinoise. Cette technique est indiquée pour limiter la douleur, l’anxiété, la constipation, etc. Cette formation est proposée dans le catalogue de formation des HCL et est construite en 3 niveaux. J’ai terminé le troisième niveau en 2016.
En 2017, j’ai rédigé le mémoire nécessaire à l’obtention du diplôme d’éco-énergéticienne. Le sujet de ce mémoire portait sur « la prise en charge de l’anxiété chez le sujet âgé présentant des troubles cognitifs par la RESC ». De 2017 à ce jour, je suis donc devenue référente RESC pour l’hôpital des Charpennes et, depuis 2023, je réalise des séances hebdomadaires de RESC dans cet hôpital, au service 3C.
De surcroît, j’exerce aussi deux fois par mois à l’hôpital de jour (HDJ) grâce à un détachement à 10%. Mais dans l’avenir, je souhaiterais pouvoir augmenter le temps que je dédie à cette activité. Toujours dans cette même idée de continuer en permanence à améliorer ma pratique et à développer mes compétences, mais aussi de les partager avec mes pairs, je suis devenue membre active de l’association RESCULAPE en 2018. L’objectif de celle-ci est le partage d’expériences et de connaissances sur la RESC.
Enfin, mon parcours a été ponctué d’interventions extérieures aux HCL. À titre d’exemple, j’ai participé à une table ronde RESC à l’IFSI Rockefeller en 2018 et ai été jury de mémoire pour l’IFSI Esquirol en 2019.
Quelle est la particularité de votre poste en tant qu’IDE référente RESC ?
La prise en charge RESC est particulière. Elle vise prioritairement à améliorer la qualité de vie du patient durant son hospitalisation. Dans cette prise en charge, la relation de confiance avec le patient et le respect de son intimité revêtent une très grande importance. Le public cible de celle-ci est constitué de patients anxieux, douloureux, ayant des troubles cognitifs, etc. Elle peut permettre, in fine, de diminuer la surconsommation de médicaments, une surconsommation qui représente un réel enjeu aujourd’hui pour le public âgé.
Les patients ayant bénéficié de cette prise en charge sont très satisfaits. Ils expriment ressentir du bien-être et de l’apaisement, ils sont plus détendus. Cependant, pour espérer avoir des résultats, la RESC nécessite un suivi. En effet, il faut au minimum deux ou trois séances pour que les patients en retirent de réels bénéfices.
Quatre-vingt-douze séances de RESC ont été réalisées de 2016 à 2020 dans les unités de soins des Charpennes et quatre-vingt-dix-huit en HDJ depuis 2020. C’est un nombre de séances qui, bien qu’encore insuffisant, démontre un réel besoin des patients vis-à-vis de ce type de pratique. Ce bénéfice pour les patients serait à évaluer : en suivant une formation de recherche clinique, je suis intéressée pour m’investir dans un Programme Hospitalier de Recherche Infirmière et Paramédicale afin d’illustrer les apports de la RESC dans le cadre de la prise en charge globale de la personne âgée.
Quel est votre souhait le plus cher ?
Étant donné que l’usage du RESC est apprécié auprès des personnes âgées, je souhaiterais, avec un peu plus de temps, développer la RESC au sein de l’hôpital des Charpennes, afin d’améliorer le bien-être des patients tout en réduisant la surconsommation de médicaments anxiolytiques si possible. De ce fait, il me tiendrait particulièrement à cœur d’inaugurer une salle de RESC au sein de l’hôpital des Charpennes pour mettre en œuvre plus fréquemment cette méthode auprès des patients et des professionnels de santé.