Resc et Homéopathie uniciste : une belle équipe !

Ghislaine Baud, le 16 mai 2025
Professionnelle passionnée par l’accompagnement global de la personne, Ghislaine nous partage ici son parcours et son lien profond avec l’homéopathie uniciste et la RESC. À travers son expérience de sage-femme, puis de praticienne attentive à l’écoute du corps et de l’esprit, elle témoigne de sa quête de sens et d’efficacité, en plaçant l’humain au cœur de sa pratique.
“J’ai découvert l’homéopathie uniciste il y a plus de trente ans ; je travaillais alors comme sage-femme en maternité, et j’ai eu la chance de pouvoir me former durant trois ans avec le docteur Yves Maillet sur Aix-en-Provence.
Avec d’autres collègues également formées, nous avons pu alors apprécier les bénéfices auprès de nos patientes, tant dans l’amélioration des maux de la grossesse et du postpartum que dans la diminution des temps de travail, et l’apaisement des femmes lors de leur accouchement.

Pour cela, nous recevions les patientes en consultation durant leur grossesse, afin de définir leur “Arbre de Vie” : leur histoire familiale, leur terrain, les différents traumatismes physiques ou psychiques vécus, et comment la personne s’était alors adaptée à ces situations de stress, ainsi que les symptômes à la fois physiques et émotionnels du moment de la consultation.
Tout cela définit la spécificité de cette personne, et permet de trouver LE remède homéopathique qui lui est le plus semblable, autant sur le plan physique que psychique.
En effet, chaque remède homéopathique est décrit dans les matières médicales à partir d’un ensemble de signes physiques et psychologiques qui définissent alors un portrait bien spécifique.
En France, peu d’homéopathes sont unicistes, car cela demande beaucoup plus de temps pour cerner un patient et trouver son remède “similimum”.
Les pluralistes optent pour prescrire une liste de remèdes en lien avec les différents symptômes donnés par le patient, ce qui fait que l’on s’éloigne quand même du principe initial de l’homéopathie, telle qu’elle a été énoncée par le docteur Samuel Hahnemann en 1796 :
« Toute substance capable d’induire à des doses pondérales chez un sujet sain des symptômes pathologiques est susceptible, à dose spécialement préparée (diluée et dynamisée), de faire disparaître des symptômes semblables chez le malade qui les présente. »
Il propose alors le terme d’homéopathie, du grec homios (semblable) et pathos (souffrance, douleur).
Trois principes sont à sa base : la similitude, l’infinitésimalité, l’individualisation (l’homéopathie appréhende globalement la personne — physique, psychique, son histoire — et pas uniquement les symptômes liés à la maladie).
L’homéopathie est, comme la médecine traditionnelle chinoise ou la RESC, une méthode empirique qui s’est construite sur l’expérimentation.

De par le fait de la dilution des substances mères (végétales, minérales ou animales) dans de l’eau au point que, chimiquement parlant, on n’en retrouve aucune trace, l’homéopathie a beaucoup de détracteurs, qui ne voient en ces résultats que des effets placebo.
Pourtant, les résultats sont là, aussi sur les animaux !
Qu’en est-il alors de l’effet placebo ?
En 1988, les travaux de Jacques Benveniste, chercheur à l’INSERM dans le domaine des hautes dilutions et des champs électromagnétiques, expliquant que l’eau garderait une mémoire des composés avec lesquels elle était en contact, validaient les principes de l’homéopathie ; mais cela bouscule la science, alors encore trop sceptique, et provoque une violente polémique. Benveniste est mis au ban de la communauté scientifique !
Aujourd’hui, cette théorie continue d’être explorée dans le monde et reçoit de plus en plus de soutien. Le professeur Montagnier, Prix Nobel de médecine en 2008, a repris les travaux de Benveniste et est arrivé aux mêmes conclusions. (Voir le documentaire de 2014 sur La mémoire de l’eau).
Et voilà comment mon intérêt pour l’homéopathie m’a amenée à toucher du doigt ces notions d’approche globale, de fréquence vibratoire, de mémoire de l’eau.
Aussi, lorsqu’il y a dix ans je me forme à la RESC, j’y trouve de ce fait beaucoup de points communs avec l’homéopathie. L’eau, composant essentiel du corps humain, vecteur des ondes vibratoires, porteuse du message codé du point sollicité par notre contact-écoute (point issu de la MTC), ces ondes circulant dans des canaux assimilés aux méridiens décrits en MTC, la RESC “psy-corps-thérapie” cherche à rétablir l’homéostasie, l’équilibre, chez le patient, à rétablir sa fréquence vibratoire de “santé”.
Depuis lors, j’ai ressenti le besoin d’associer ces deux outils subtils dans mes consultations. Je les perçois comme totalement complémentaires, agissant dans le même sens : on cherche à aller chercher la cause profonde qui est à l’origine de la symptomatologie de l’instant présent afin de régler la problématique à la source et ramener un état d’apaisement physique et émotionnel.
La discussion, l’écoute verbale et non verbale, en début de séance, le patient qui se décrit, se raconte avec ses mots (et maux…) nous aide à découvrir son arbre de vie qui le révèle. RESC et homéopathie sont dans les mêmes interrogations, la même quête de remontée à la source de la problématique du patient, et d’accorder tout autant d’importance au psychisme qu’aux signes physiques ; ces petits détails décrits, tellement spécifiques, qui nous orientent immédiatement vers un espace énergétique perturbé ou un remède homéopathique particulier. Et puis ensuite, le dialogue avec le corps, du bout des doigts, tout en douceur… Ce corps qui va être un “kafteur” et nous révéler beaucoup de choses non dites par le patient, par pudeur, par crainte de jugement, ou parce qu’il n’en est pas conscient.
Quel cadeau m’a fait la RESC en m’apportant ces informations précieuses sur le patient, simplement, là, sous mes doigts !

Auparavant, je pouvais tester avec un ohmmètre adapté, la résistance entre une électrode tubulaire (masse) tenue dans une main, et le point de terminaison ou de démarrage des méridiens de l’autre main, grâce à un stylet appuyé sur ce point.
Cela permet de repérer où se situent les blocages, les barrages.
Mais j’étais limitée à certains méridiens, et l’appareil pouvait être parasité par différents facteurs. L’ohmmétrie est intéressante aussi pour tester le remède choisi suite à la répertorisation des symptômes spécifiques, en confirmant que ce remède corrige bien la résistance trouvée initialement. (Le patient tient simplement le remède dans sa main avec l’électrode tubulaire et on refait le test).
Si je pouvais avoir sous la main, lors de mes consultations, tous les remèdes homéopathiques en différentes dilutions, je serais curieuse de faire l’expérimentation de mettre le remède déterminé dans la main du patient et de pouvoir observer, du bout de mes doigts de praticienne RESC, si la fluidité se restaure plus vite ! Cela me donne envie d’essayer, peut-être sur certains remèdes, grands classiques de l’homéopathie, que je pourrais avoir à disposition dans mon cabinet de consultation !
Jusqu’à présent, je me contente de prescrire le remède au patient afin qu’il le prenne à la suite de la séance de RESC ; celui-ci viendra soutenir et accompagner le corps dans son travail d’évacuation et de rééquilibrage, et aider à mieux traverser les effets rebonds qui s’expriment après une séance.
Je propose à mes patients de venir, au début, une fois par mois durant trois mois, puis, selon l’évolution, de revenir à chaque changement de saison (intersaison Énergie Terre, favorisant l’équilibrage pour aborder la saison suivante dans les meilleures conditions).
Ces consultations me permettent de réajuster ma prescription homéopathique en fonction de l’évolution des symptômes et de ce que me décrit le patient ; les séances de RESC, en parallèle, me permettent aussi d’observer l’évolution vibratoire, souvent une meilleure fluidité, et parfois de nouveaux blocages, secondaires à des événements survenus entre-temps.
Les patients qui ont compris l’intérêt d’agir en prévention, de ne pas attendre d’être au plus mal pour revenir consulter, ne sont pas la majorité : ce qui n’a rien d’étonnant, car cela n’est pas intégré dans notre état d’esprit occidental concernant la santé ! Et d’autre part, le fait que ces consultations ne soient pas remboursées par la Sécurité sociale est aussi un frein pour certains… Cela se ressent de plus en plus actuellement.
Pour conclure je souhaite remercier Patrick Fouchier d’avoir apporté une “clé” supplémentaire, si précieuse dans ma boîte à outils, avec la RESC !”